Quand tu prépares un voyage axé sur la nature et les animaux, intégrer la conservation est une évidence. Heureusement, ces trois réserves sont très engagées sur ce terrain — ce qui ne va pas faciliter ton choix.
Quatre mille hectares de la Lalibela Wildlife Reserve étaient autrefois recouverts de forêts d'acacias, une espèce invasive très gourmande en eau qui étouffe toute végétation au sol et ne laisse rien à manger aux animaux. Aujourd'hui, les prairies ont repris leurs droits après un long travail de nettoyage et de restauration, et les herbivores ont retrouvé leur terrain de jeu. La réserve gère sa propre station d'épuration, recycle ses eaux grises et reverse l'intégralité de ses taxes de conservation à la Lalibela Foundation.
Shamwari affiche le plus long historique de restauration parmi les trois réserves. Tout a commencé sur des terres agricoles en 1990, avec un retour progressif de la faune. Un centre de réhabilitation, fondé en 2018, prodigue des soins vétérinaires aux animaux sauvages orphelins ou blessés pour leur permettre de retourner dans leur milieu naturel. On y trouve également un refuge pour rhinocéros, une structure dédiée aux vautours VulPro et deux sanctuaires de la Born Free Foundation pour les grands félins, accueillant des lions et des léopards sauvés de la captivité.
Amakhala, de son côté, investit ses fonds dans la protection des rhinocéros et dans l'éducation. Plus de 1 500 écoliers visitent son centre de conservation chaque année — pour 70 % d'entre eux, c'est leur toute première rencontre avec la vie sauvage, grâce à un véhicule de 22 places dédié exclusivement à ces visites. Brent Cook, membre de l'association de la réserve, est également cofondateur de la Chipembere Rhino Foundation.